Guide pratique · 23 octobre 2026

Comment utiliser l’IA quand on est thérapeute ?

Entre les séances, il reste le site à mettre à jour, les messages à rédiger et cette publication que l’on repousse depuis trois semaines. L’IA peut aider sur une partie de ce travail, à condition de lui donner une tâche précise et de garder la main sur le résultat.

Un guide .Swarm pour la communication et l’organisation du cabinet.

Commencez par une tâche qui revient souvent.

« Aide-moi à développer mon cabinet » est une demande trop large pour obtenir une réponse vraiment utile. Choisissez un résultat que vous pourrez vérifier : améliorer la présentation d’une séance, préparer un message pratique ou trouver le plan d’un article.

Un bon premier essai vous évite la page blanche et reste facile à corriger. Si vous passez plus de temps à reprendre la réponse qu’à faire le travail vous-même, réduisez la demande ou changez de tâche.

Pour démarrer, un assistant de rédaction peut suffire. Évaluez-le sur votre exemple avant d’ajouter des outils ou des abonnements. Les fonctions disponibles évoluent ; c’est la qualité du travail obtenu qui compte pour votre usage.

Rendre votre site plus clair pour une personne qui vous découvre.

Vous connaissez votre pratique. La personne qui arrive sur votre site cherche peut-être surtout à comprendre à qui vous vous adressez, ce qui se passe pendant une séance et comment vous contacter. L’IA peut relire votre texte en se plaçant dans cette situation.

Une consigne à essayer

« Voici la présentation de mon cabinet : [texte]. Relis-la comme une personne qui découvre ma pratique. Indique les expressions difficiles à comprendre et les questions pratiques restées sans réponse. Propose ensuite une version plus claire, sans ajouter de qualification, de résultat thérapeutique, de tarif ni de prestation. Signale les informations manquantes au lieu de les inventer. »

Comparez la réponse avec vos informations réelles. Une phrase plus fluide peut aussi devenir moins juste : gardez les termes nécessaires à votre pratique et expliquez-les quand ils risquent de ne pas être compris.

Vous pouvez répéter l’exercice sur une seule page, puis vérifier sur votre téléphone que les informations et le bouton de contact restent faciles à trouver.

Préparer vos contenus à partir de ce que vous savez déjà.

Pour les réseaux sociaux : partir d’une question.

Notez trois questions générales que l’on vous pose sur votre pratique, sans reprendre de situation personnelle identifiable. Choisissez-en une et rédigez votre réponse en quelques phrases. Cette matière donne à l’outil un point de départ plus précis qu’une demande de « post engageant ».

Une consigne pour une publication

« À partir de mon explication ci-dessous, propose une publication de 120 mots maximum pour une personne qui découvre ma pratique. Garde mon vocabulaire et un ton professionnel, accessible. Évite les promesses de résultat, les formules spectaculaires et les informations absentes de mon texte. Termine par une question pertinente uniquement si elle apporte quelque chose. Voici mon explication : [texte]. »

Relisez à voix haute. Si vous ne parleriez jamais ainsi au cabinet, demandez une version plus proche de votre formulation initiale. Vous pouvez ensuite adapter ce texte à votre visuel, au lieu de demander d’emblée un mois entier de publications.

Pour un article : construire le plan avant le texte.

Choisissez une question précise et rassemblez vos explications ainsi que les sources nécessaires. Demandez un plan, corrigez-le, puis travaillez chaque partie. Cette progression rend les erreurs et les répétitions plus faciles à repérer.

Une consigne pour structurer un article

« Je prépare un article sur [question] destiné à [public]. À partir des notes suivantes, propose un plan qui répond directement à cette question. Distingue les informations présentes de celles qu’il faudrait vérifier. N’invente aucune étude ni référence. Évite de répéter les mêmes conseils dans plusieurs sections. Notes : [notes sans données de patients]. »

Une référence citée par un assistant doit être vérifiée dans la source originale. Vérifiez aussi qu’elle soutient bien la phrase concernée. Pour Google, l’objectif reste un contenu utile et fiable pour le lecteur : multiplier les articles ne remplace pas ce travail de fond.

Si vous souhaitez travailler cette méthode sur vos textes, la formation articles SEO avec l’IA détaille cet accompagnement.

Simplifier les tâches autour des consultations.

Les messages sur l’accès au cabinet, les éléments à apporter ou une absence peuvent être préparés sous forme de modèles. Fournissez uniquement les renseignements pratiques nécessaires et vérifiez les horaires, les coordonnées et les conditions avant chaque utilisation.

L’IA peut également transformer une liste de tâches en ordre de travail. Donnez votre temps disponible et les échéances réelles, puis demandez ce qui peut attendre. Gardez un agenda ou une liste que vous consultez déjà : une conversation avec un assistant ne remplace pas automatiquement votre outil de suivi.

Exemple : vous avez une heure cette semaine pour votre communication. Mieux vaut terminer une page importante ou une publication utile que produire dix brouillons qui resteront à relire.

Quelles informations garder hors de vos essais ?

Pour les exercices de communication présentés ici, n’utilisez ni dossiers, ni comptes rendus de séance, ni messages de patients. Travaillez avec les informations publiques du cabinet et des exemples entièrement fictifs. Retirer un prénom ne suffit pas forcément à empêcher l’identification d’une personne.

Avant d’envisager un usage impliquant des données personnelles, examinez le service choisi, les accès, la conservation des informations et les garanties nécessaires à votre activité. Le PFPDT rappelle que le droit suisse de la protection des données s’applique aussi aux traitements recourant à l’IA.

Ce guide concerne votre communication et votre organisation. Les décisions cliniques et les recommandations individuelles restent en dehors de ces exercices.

Une méthode à essayer cette semaine.

  1. Choisissez un seul résultat. Par exemple, une présentation de séance plus compréhensible.
  2. Rassemblez les faits. Votre texte, votre public et les informations à conserver.
  3. Donnez une consigne précise. Le format attendu, le ton et ce qui ne doit pas être ajouté.
  4. Vérifiez puis adaptez. Informations exactes, mots qui vous ressemblent, absence de promesses inventées.
  5. Décidez si cela vous aide. Le texte est-il plus clair ? Le travail a-t-il pris moins de temps, relecture comprise ? Conservez la consigne seulement si elle vous sert.

Vous n’avez pas à revoir toute votre façon de travailler. Une tâche bien choisie et une consigne réutilisable constituent déjà un point de départ concret.

Les questions qui reviennent

Dois-je savoir rédiger des « prompts » ?

Un prompt est la consigne que vous donnez à l’outil. Pour commencer, décrivez ce que vous voulez obtenir, pour qui et avec quelles informations. Vous pouvez ensuite ajuster la demande à partir du premier résultat.

Puis-je publier directement le texte obtenu ?

Prévoyez une relecture. Vérifiez les faits, les qualifications mentionnées, les coordonnées et les éventuelles affirmations sur la santé. Supprimez tout passage que vous ne pouvez pas expliquer ou justifier.

L’IA peut-elle améliorer mon référencement à elle seule ?

Elle peut aider à préparer une structure ou à clarifier une page. La pertinence du sujet, la fiabilité des informations et la qualité du site restent à travailler. L’utilisation d’un outil ne garantit pas une position dans Google.

Vous voulez appliquer cette méthode à votre cabinet ?

Pour choisir entre déléguer votre site, améliorer votre visibilité et apprendre à préparer vos contenus, retrouvez nos accompagnements pour les thérapeutes. Pour travailler vos publications, consultez la formation réseaux sociaux avec l’IA.